Quels sont les premiers réflexes à avoir juste après un accident de la route ?
- leasmadjaavocat
- 6 janv.
- 3 min de lecture

Lorsqu’une personne est victime d’un accident de la route et subit un dommage corporel, c’est-à-dire une atteinte à son intégrité physique et/ou psychologique, elle peut avoir droit à une indemnisation de son préjudice.
Le premier réflexe suite à un accident de la route
Dans un premier temps, il est important d’établir un constat avec le responsable de l’accident ou, a minima, de noter sa plaque d’immatriculation et de noter les coordonnées d’un ou plusieurs témoins de l’accident. Dans le constat, il est primordial de noter les coordonnées de l’assurance ainsi que le numéro de contrat du responsable de l’accident afin de faciliter le processus d’indemnisation.
Le second réflexe à adopter après un accident de la route
Il faut ensuite se rendre le plus rapidement possible aux urgences ou chez un médecin de ville, en fonction de la gravité des blessures, afin d’établir une liste la plus exhaustive possible des douleurs qu’elles soient physiques ou psychologiques.
Le troisième réflexe après un accident de la route
La troisième étape est d’informer l’assurance du conducteur.
Le quatrième réflexe à avoir
Pour la victime ou un proche si la victime n’est pas en état de le faire, il est nécessaire ensuite de contacter au plus vite un avocat compétent en préjudice corporel et ce dès le début du processus d’indemnisation, dès l’information de l’accident de la route à l’assurance.
Suite à l’information par la victime ou le proche, l’assurance ou le Fonds de garantie devra proposer une indemnisation, provisionnelle ou définitive en fonction de la gravité des blessures, dans un certain délai prévu par la loi. Il est cependant très important de contacter l’avocat avant toute signature d’un quelconque protocole d’accord afin de préserver vos droits ou ceux de la victime.
L’avocat vous expliquera les suites de la procédure et vérifiera en premier lieu le droit à indemnisation.
Comprendre vos droits : La Loi Badinter et l'indemnisation
L’indemnisation d’un accident de la route est régie par la loi dite Badinter du 5 juillet 1985 et instaure une distinction entre les victimes conductrices et les victimes non conductrices :
Lorsqu’une personne qui n’est pas conductrice d’un véhicule terrestre à moteur (voiture, camion, scooter, moto…) est percutée par un tel véhicule alors elle peut obtenir une indemnisation intégrale de ses préjudices sauf si elle a commis une faute inexcusable ayant été la cause exclusive de l’accident ou qu’elle a recherché volontairement le dommage
Lorsqu’une personne qui est conductrice d’un véhicule terrestre à moteur (voiture, camion, scooter, moto…) est percutée par un autre véhicule terrestre à moteur alors l’assurance peut lui opposer n’importe laquelle de ses fautes pour limiter ou exclure l’indemnisation s’il y a un lien de causalité entre la faute et l’accident
Le rôle de l'avocat et le suivi médical à long terme
L’avocat en dommage corporel sollicitera ensuite auprès de l’assurance du conducteur, ou du Fonds de Garantie si le conducteur est introuvable ou non assuré, le versement d’une provision et la mise en place d’une expertise médicale afin d’évaluer l’ensemble des préjudices résultant de l’accident de la route.
Tout au long du processus d’indemnisation de l’accident de la route, il conviendra de conserver le réflexe de se rendre régulièrement chez un médecin pour faire établir l’évolution des préjudices et de solliciter un certificat à chaque fois qu’un professionnel de santé ou paramédical est consulté du fait de l’accident de la route (médecin – généraliste et spécialiste, chirurgien, kinésithérapeute, ostéopathe, psychologue, psychiatre, podologue, infirmier…)
Si vous ou un proche êtes concernés par un accident de la route, n’hésitez pas à faire appel à mon cabinet (leasmadja.avocat@outlook.com ; 0627203402)



