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Pourquoi est-il risqué de signer un accord avec une assurance juste après un accident ?

28 août
4 min de lecture

La proposition d’une offre par l’assurance après un accident


Pourquoi est-il risqué de signer un accord avec une assurance juste après un accident ?

Lorsqu’une personne est victime d’un accident de la circulation et subit un dommage corporel, une atteinte à son intégrité physique et/ou psychologique, elle peut prétendre droit à une indemnisation de son préjudice.


A la suite de l’accident, il convient de saisir l’assurance du responsable en fournissant le constat et les premiers certificats médicaux, notamment le certificat médical initial constatant les premières blessures.


Lorsque la victime est un piéton, un cycliste ou un passager d’un véhicule, l’assurance doit nécessairement indemniser les préjudices. Lorsque la victime est un conducteur, elle s’attardera à analyser le comportement de celui-ci.


L’assurance proposera ensuite une indemnisation provisoire ou définitive en fonction de la gravité des préjudices.

Face au montant proposé, la tentation peut être grande de signer un accord avec l’assurance afin de clore le dossier alors que tous les préjudices ne sont pas forcément connus.


C'est pourtant souvent prématuré : à ce stade, l'ensemble des préjudices n'est pas encore nécessairement connu ni stabilisé.


Trop proche d’un accident, la victime est souvent sous le choc, parfois en cours de soins et de rétablissement, ce n’est pas un moment idéal pour négocier seul de manière sereine et éclairée face aux juristes de l’assurance.


Consulter un avocat en dommage corporel avant de signer un accord avec une assurance : une précaution indispensable après un accident de la route


Pourquoi est-il risqué de signer un accord avec une assurance juste après un accident ?

Il est ainsi essentiel de contacter l’avocat avant toute signature d’un quelconque accord afin de préserver vos droits ou ceux de la victime.


L’avocat vous expliquera les suites de la procédure, les délais de prescription et vérifiera en premier lieu le droit à indemnisation.


Après un accident de la circulation, il convient de ne pas se précipiter en acceptant une offre de l’assurance. Peu après l’accident, tous les dommages ne sont pas forcément connus ou stabilisés. Or, si vous acceptez une offre trop rapidement, vous vous exposez à ne pas pouvoir obtenir une indemnisation de l’ensemble des préjudices.


En effet, l’offre d’une assurance n’est pas toujours provisionnelle dans l’attente d’une expertise. Elle peut parfois être définitive. Ainsi, en cas de signature trop rapide sans consulter un avocat en dommage corporel, vous ne pourrez généralement plus agir contre l’assurance.


La loi dite Badinter qui régit l’indemnisation des accidents de la circulation impose des obligations strictes aux assurances en termes d’information, de délai et de proposition d’indemnisation. Cependant ce cadre légal protecteur de la victime n’est pas toujours suffisant. En effet, certains assureurs peuvent profiter de la méconnaissance des règles par les victimes pour proposer une offre bien en deçà de la somme à laquelle la victime pourrait réellement prétendre.


Après un accident, l’avocat en dommage corporel sollicitera auprès de l’assurance du conducteur, ou du Fonds de Garantie si le conducteur est introuvable ou non assuré, le versement d’une provision et la mise en place d’une expertise médicale afin d’évaluer l’ensemble des préjudices résultant de l’accident de la route. Ce n’est qu’à l’issue d’une expertise fixant une date de consolidation, c’est-à-dire de guérison ou de stabilisation de l’état de santé, qu’une proposition d’indemnisation peut être faite de manière éclairée.


L’avocat compétent en dommage corporel accompagne la victime à chaque étape et la représente dans la négociation avec l’assurance afin de rééquilibrer le rapport de force.

Si vous ou un proche êtes concernés par un accident de la route, n’hésitez pas à faire appel à mon cabinet (lea.smadja@avocat.fr ; 0627203402)


Pourquoi est-il risqué de signer un accord avec une assurance juste après un accident ?

Merci pour vos conseils et votre expertise. Me Smadja a pris en charge mon dossier afin de faire reconnaître mes droits auprès de l'assurance. - Patrice ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️


Comparatif : signer de suite ou se faire accompagner ?


Critère

Signature immédiate (seul)

Procédure encadrée (avec avocat)

Évaluation de la santé

Basée sur des blessures non stabilisées (risque de séquelles oubliées).

Attend la consolidation après expertise médicale complète.

Type de proposition

Souvent une offre définitive qui clôt le dossier prématurément.

Demande d'une provision (avance) puis offre définitive au juste prix.

Négociation

Déséquilibrée : la victime face aux juristes de l'assureur.

Rééquilibrée : défense technique du barème et du droit corporel.

Montant de l'indemnité

Souvent limité aux barèmes minimaux de l'assurance.

Maximisé par la prise en compte de tous les préjudices (moraux, pro, etc.).

Recours ultérieur

Presque impossible après signature.

Préservation intégrale des droits de la victime.



Questions fréquentes


Pourquoi est-il déconseillé d'accepter immédiatement l'offre de l'assurance ?

Juste après un accident, l'étendue exacte des blessures et leurs séquelles à long terme ne sont pas encore connues. Accepter une offre trop tôt risque de fermer la porte à la prise en charge de préjudices qui apparaîtraient plus tard. De plus, la victime, souvent en état de choc ou en soins, n'est pas en position de force pour négocier seule.

  • L'offre provisionnelle : Il s'agit d'une avance sur indemnisation versée avant la fin des soins pour couvrir les premiers frais. Elle n'engage pas la clôture du dossier.

  • L'offre définitive : Elle solde définitivement le dossier. Une fois signée, il devient extrêmement difficile, voire impossible, de réclamer une indemnisation complémentaire.

La consolidation désigne le moment où l'état de santé de la victime est stabilisé : elle est soit guérie, soit atteinte de séquelles permanentes qui n'évolueront plus à court terme. Une évaluation complète et définitive des préjudices ne peut se faire qu'une fois cette étape atteinte, lors d'une expertise médicale.

Selon la loi Badinter, les piétons, cyclistes et passagers sont quasi-systématiquement indemnisés de leurs dommages corporels. Pour un conducteur blessé, son droit à indemnisation dépend de sa responsabilité dans l'accident et des garanties de son contrat d'assurance.

L'avocat rééquilibre le rapport de force face à la compagnie d'assurance. Il vérifie les droits de la victime, sollicite une provision financière, fait désigner un expert médical indépendant et négocie l'offre finale pour s'assurer que chaque préjudice (physique, moral, financier) soit intégralement réparé.


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